PHILO Apprendre à vivre de Luc Ferry

J’ai pris en notes rapidement le livre de Luc Ferry Apprendre à vivre, traité de philosophie à l’usage des jeunes générations. Il est facile à lire, étant donné qu’il simplifie beaucoup les concepts en apparence, mais il parvient toutefois à être très complet ! Je recommande !

Téléchargez les notes au format PDF ci-dessous 🙂

                                                           I.         La mort, la finitude

Sotériologie : « au-delà » de la morale, du grec soterios (salut) ; différentes théologies du salut

DES FORMES D’IMMORTALITE :

  • Les enfants, parce qu’ils nous ressemblent, emportent quelque chose de nous à travers le temps, forme d’immortalité ?
  • La gloire peut également apparaître comme une forme d’immortalité
Marc Aurèle est un empereur romain, ainsi qu’un philosophe stoïcien qui dirige l’Empire romain à son apogée. Il accède au pouvoir le 8 mars 161 et règne jusqu’à sa mort qui correspond à la fin de la Pax Romana.

« Tu existes comme partie : tu disparaîtras dans le tout qui t’as produit, ou plutôt, par transformation, tu seras recueilli dans sa raison séminale. » – Marc Aurèle (IV, 14)

Parvenu à un certain niveau de sagesse théorique, l’être humain comprend que la mort n’existe pas, qu’elle n’est qu’un passage d’un état à un autre. Non pas un anéantissement, mais un mode d’être différent.

                                                        II.         Le moment présent

« Souviens-toi que chacun ne vit que dans le moment présent, dans l’instant. Le reste, c’est le passé, ou un obscur avenir. Petite est donc l’étendue de la vie. » – Marc Aurèle

« Tandis qu’on attend de vivre, la vie passe » – Sénèque

« La vie bonne » : c’est la vie réconciliée avec ce qui est, l’existence qui accepte le monde comme il va.

La notion d’amor fati repose au fond sur le principe suivant : regretter un peu moins, espérer un peu moins, aimer un peu plus le réel comme il est, et si possible même, l’aimer entièrement !

                                                     III.         Plaidoyer pour le « non-attachement »

C’est toute la volonté des stoïciens, dans un esprit d’ailleurs proche du bouddhisme.

Il existe des moments de grâce dans la vie, des instants où nous avons le sentiment rare d’être enfin réconciliés avec le monde (un coucher de soleil, une balade en nature…). Faire en sorte que la vie toute entière ressemble à de tels instants, voilà, au fond, l’idéal de la sagesse.

                                                     IV.         La religion

L’idée que le logos divin s’est fait homme et que le Christ, en ce sens, est le fils de Dieu, est inacceptable, à la fois pour les Juifs et pour les Grecs. Pour les Juifs, parce qu’un Dieu faible qui se laisse martyriser et mettre une croix paraît méprisable, et contraire à l’image du Dieu tout-puissant. Pour les Grecs, parce qu’une aussi médiocre incarnation contredit la grandeur du logos telle que la conçoit « la sagesse du monde » des philosophes stoïciens.

Mais la force de la religion catholique réside en fait dans cette faiblesse, dans laquelle des centaines de millions de gens se reconnaissent encore.

Scolastique : qui relève (souvent uniquement) du domaine scolaire.

Avec le christianisme, nous sortons de l’univers aristocratique, pour entrer dans celui de la « méritocratie ». C’ad dans un monde qui va d’abord et avant tout valoriser, non pas les qualités naturelles de départ, mais le mérite que chacun déploie dans leur usage.

Remarquons combien les civilisations n’ayant pas connu le christianisme, ont encore aujd de grandes difficultés à accoucher de régimes démocratiques. Notamment parce que l’idée d’égalité n’a rien d’évident pour elles.

Le mot « moine » vient du grec monos (seul).

                                                        V.         La naissance de la philosophie moderne

  • Aux yeux d’un élève des écoles stoïciennes, il devait aller de soi que pour être sauvé, pour vaincre la peur de la mort, il fallait :
  1. S’efforcer de comprendre l’ordre cosmique
  2. Tout faire pour l’imiter
  3. Se fondre en lui, y trouver sa place et ainsi une forme d’éternité

On parle alors « d’humanisme » pour désigner cette période où l’homme se retrouve seul, privé des secours du cosmos et de Dieu à vers la philosophie moderne.

  • Le savant « moderne » ne va plus se contenter de la contemplation, mais va tenter d’établir des liens logiques (causalité) entre ce qu’il voit, d’y introduire du sens. La pensée n’est ainsi plus un « voir », un orao, comme le laisse penser le mot même de « théorie », mais un agir, un travail qui consiste à relier des phénomènes naturels entre eux, de sorte qu’ils s’enchaînent er s’expliquent les uns par les autres.

C’est ce que l’on va appeler la « méthode expérimentale ».

                                                     VI.         Humanité et animalité

L’être humain est libre et perfectible. Il peut s’écarter de sa « nature ». Chez lui,

« La volonté parle encore quand la nature se tait » – Rousseau

L’existence du « mal absolu » chez l’homme prouve, selon Rousseau, qu’il est libre, et non enfermé dans un « programme naturel ».

« L’animal fait un avec la nature. L’homme fait deux. » – Rousseau

L’homme est l’être d’antinature par excellence.

                                                  VII.         La pensée de Nietzsche

La « volonté de puissance » : ce n’est pas la volonté d’avoir du pouvoir, mais, comme dit encore Nietzsche, c’est la « volonté de volonté ». Celle qui a sa propre force, le « grand style », non affaibli par les peurs, les remords, les regrets…

                                               VIII.         L’espérance

Espérer c’est :

  • Désirer sans jouir, Désirer sans savoir, Désirer sans pouvoir
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